La violence est un problème très concret dans notre société. Elle peut bouleverser nos foyers et nos familles, nos écoles, la sécurité dans nos rues, nos entreprises, nos loisirs et nos collectivités. Elle peut se présenter sous de nombreuses formes.

La présente section porte sur la violence familiale, la violence fondée sur le sexe et la maltraitance des enfants et des personnes âgées.

Violence familiale

La violence familiale peut avoir des répercussions sur tous. Il s’agit d’un comportement dans lequel l’un des partenaires contrôle l’autre. Plus de femmes que d’hommes sont victimes de violence familiale. Cette forme de maltraitance peut être physique, sexuelle, affective, psychologique ou financière.

La Fondation canadienne des femmes nous apprend qu’environ une fois tous les six jours, une femme au Canada est tuée par un partenaire intime.

Voici les idées fausses et la vérité à propos de la violence commise par les partenaires intimes.

Idée fausse : Les hommes sont tout aussi susceptibles que les femmes d’être victimes de violence conjugale.

Vérité : Les hommes sont nettement plus susceptibles que les femmes de commettre des actes de violence familiale. Ils sont également plus susceptibles de répéter ces actes de violence sur une longue période et causent davantage de blessures physiques.

Idée fausse : Les drogues et l’alcool provoquent des comportements violents.

Vérité : Certains agresseurs ne blessent leur partenaire que s’ils ont consommé de l’alcool ou des drogues. L’alcool et les drogues peuvent constituer une excuse facile, sans toutefois être la cause de la violence. L’agresseur tente souvent de minimiser ces gestes ou de nier sa responsabilité; or, la violence demeure un choix.

Idée fausse La violence familiale est une question qui doit rester confidentielle.

Vérité : Bien des familles croient que ce qui se passe au foyer doit y rester. Toutefois, la violence familiale a des incidences sur chacun, et il n’y a pas de honte à la dénoncer. Nous avons tous un rôle à jouer pour mettre fin à la violence familiale.

Pour en savoir davantage, nous vous invitons à consulter le le site Web de Neighbours, Friends & Families.
Si vous croyez être victime de violence, demandez-vous si votre partenaire, mari ou copain vous a déjà :

  • dévalorisée;
  • forcée à poser des actes sexuels ou à avoir des relations sexuelles sans votre accord;
  • rabaissée;
  • obligée à lui donner le contrôle de vos finances personnelles;
  • isolée de vos amis et de votre famille;
  • obligée à lui donner votre emploi du temps à la seconde près;
  • menacée;
  • saisie par le bras, pincée, poussée ou frappée.

Si vous avez répondu oui à l’une quelconque de ces questions, vous n’êtes pas la seule à être victime de violence.

Nous vous invitons à consulter les Services aux victimes d’Ottawa pour obtenir de l’aide et des recommandations.

Violence fondée sur le sexe

La violence fondée sur le sexe est un acte de maltraitance qui s’exprime par un comportement sexuel non consensuel ou non souhaité. Elle comprend l’agression sexuelle et d’autres infractions à caractère sexuel.

La violence fondée sur le sexe est essentiellement un crime commis par l’homme contre la femme. Les jeunes femmes de moins de 25 ans y sont plus exposées; or, les conjointes de fait ou de droit vivant des relations abusives en sont également victimes. La violence fondée sur le sexe consiste à dominer, contrôler et humilier quelqu’un d’autre. Il s’agit aussi bien de violence physique que de violence psychologique.

Les hommes qui commettent des actes de violence fondée sur le sexe ne sont ni atteints d’une maladie mentale ni frustrés sexuellement. Le corps de la femme leur appartient; or, elle doit maîtriser parfaitement sa vie sexuelle. Ce n’est pas parce qu’une femme est une épouse, une copine ou une ex-conjointe que son partenaire peut prendre des décisions à sa place.

La Coalition d’Ottawa contre la violence faite aux femmes a constaté que huit femmes sont agressées chaque jour. De ces huit femmes, une seule dénonce l’agression à la police.

Voici certaines idées fausses et vérités qu’il est bon de connaître.

Idée fausse : La plupart des agressions sexuelles sont commises des étrangers.

Vérité : De 75 % à 80 % des contrevenants sexuels sont connus de la survivante.

Idée fausse : Les femmes accusent faussement les hommes par esprit de vengeance.

Vérité : Les femmes portent rarement de fausses accusations. En fait, on sait aussi que moins de 10 % des survivantes dénoncent les agressions sexuelles et que ce pourcentage est encore moins élevé lorsque l’agression se produit dans un couple. Selon certains rapports, dans environ 80 % des cas, les agressions sexuelles se produisent à la maison.

Idée fausse : Elle l’a « cherché » par sa façon de s’habiller, par les gestes qu’elle a posés ou parce qu’elle était ivre.

Vérité

  • par le lieu où elle était;
  • par ce qu’elle faisait;
  • par ce qu’elle portait;
  • parce qu’elle était intoxiquée par des drogues ou l’alcool.

Chacune a le droit qu’on lui demande son accord. La femme ne peut donner son consentement si elle est :

  • intoxiquée;
  • obligée de le faire;
  • en situation de subordination (par exemple, dans le cadre d’une relation patronale-salariale).

L’accord est un message clair qui autorise l’acte sexuel souhaité. Un acte sexuel ne veut pas dire qu’on est d’accord pour participer à un autre acte. Sans cet accord, tout acte sexuel est inadmissible.

Les survivantes de la violence fondée sur le sexe ont accès à des ressources — dont la plupart sont gratuites — dans la région d’Ottawa. Bien qu’elles n’aient aucun contrôle sur l’agression, elles sont maîtres de leur réaction et peuvent prendre une part active dans le processus qui leur permet de reconquérir leur dignité personnelle.

Nous vous invitons à consulter le site des Services aux victimes d’Ottawa pour obtenir de l’aide et des recommandations.

Maltraitance des enfants

La maltraitance des enfants est un crime tragique, la plupart du temps perpétré par une personne connue de l’enfant. D’après le profil sur la Violence familiale au Canada , près de 15 000 enfants et jeunes ont été victimes d’une infraction à caractère sexuel et un peu plus de 27 000 ont été victimes d’agression sexuelle en 2016. Il importe de signaler que ce rapport fait appel aux données déclarées par les services policiers, qui ne sont probablement pas complètes, puisque les cas ne sont pas tous déclarés.

Les intervenants dans la protection de l’enfance de la Société de l’aide à l’enfance (SAE) d’Ottawa sont des professionnels compétents qui travaillent de concert avec les familles et les partenaires de services communautaires pour résoudre les problèmes ou les inquiétudes des enfants et des jeunes.

Le meilleur moyen de résoudre les problèmes de maltraitance et de négligence des enfants est la prévention : il faut communiquer avec la SAE avant que les problèmes familiaux dégénèrent.

Pour obtenir de l’aide

Maltraitance des personnes âgées

Selon l’Organisation mondiale de la santé, la maltraitance des personnes âgées est « un acte unique ou répété, ou l’absence d’intervention appropriée, dans le cadre d’une relation censée être une relation de confiance, qui entraîne des blessures ou une détresse morale pour la personne âgée qui en est victime ». Il peut s’agir de violence physique, sexuelle ou psychologique, d’exploitation financière ou de négligence.

D’après Maltraitance des personnes âgées Ontario, de 2 % à 10 % des personnes âgées en Amérique du Nord sont victimes de maltraitance ou de négligence.

Pour en savoir davantage